Propaganda e terrorismo na França

Paz, por Pablo Picasso
Paz, por Pablo Picasso

 

Uma morte, uma chacina, nos países do Primeiro Mundo, pode decidir uma campanha política. Como acontece nas atuais eleições presidenciais dos Estados Unidos e França.

No Brasil não. A morte se tornou coisa banal. O tema segurança sim. Cada eleitor permanece preocupado com a sua própria segurança. A dos outros pouco importa. Isso no país que as empresas de segurança proliferam que nem ninhos de ratos.

Em cada Capital e cidade de grande porte no Brasil existem mais empresas de segurança do que delegacias de polícia. Ou os ricos não confiam na polícia ou a segurança pública vem sendo privatizada.

Nos Estados Unidos incomoda Obama o assassinato de um adolescente negro. Na Franca ganha a eleição quem melhor usar o slogan Ninguém Vai Colocar a França de Joelhos.

 

Pai de uma das vítimas de Merah

 

pede para Sarkozy se calar

 

Abel Chennouf
Abel Chennouf

 

Albert Chennouf, pai de um dos três militares assassinados por Mohammed Merah, pediu nesta terça-feira para o presidente francês, Nicolas Sarkozy, controlar suas palavras ao falar sobre a diversidade do Exército francês.

‘Peço que modere um pouco seu discurso. Eu não sabia que havia muçulmanos, budistas e chineses no Exército. Para mim, meu filho era um soldado. Portanto, por favor, cale-se presidente’, afirmou Chennouf em entrevista concedida ao canal ‘Itélé’.

O pai do militar assassinado se referiu às declarações que Sarkozy realizou ontem na emissora ‘France Info’, onde o chefe do Estado qualificou de ‘muçulmanos, em todo caso de aparência’, dois dos três militares assassinados por Merah entre 11 e 15 de março em Toulouse e Montauban.

 

Sarkozy no Brasil
Sarkozy no Brasil

Sarkozy recebe críticas ao evocar

 

‘muçulmanos de aparência’

 

Sarkozy caracterizou de “muçulmanos na aparência” dois dos três soldados mortos pelo jovem jihadista Mohamed Merah em Toulouse e Montauban. A oposição, indignada, criticou.

Ao denunciar as observações contra o Islã feitas pela candidata de extrema-direita Marine Le Pen no domingo sobre os assassinatos cometidos por Mohamed Merah, Sarkozy disse nesta segunda-feira à rádio France Info: “As comparações não têm significado algum, quero lembrar que dois dos nossos soldados … como posso dizer … muçulmanos, pelo menos na aparência, já que um era católico, mas de aparência”.

“Esta expressão, além de ser uma estupidez inimaginável, é claramente racista!”, reagiu o Partido Comunista, que em um comunicado considerou a declaração “uma provocação inaceitável”.

“Como o presidente da República chega a confundir, se não tiver feito de propósito, questão de fé e cor da pele?”, questionaram os comunistas.

A equipe de campanha do socialista François Hollande também afirmou que Nicolas Sarkozy conseguiu “resumir em uma frase todo o preconceito sofrido por muitos franceses, que são discriminados constantemente por sua origem ou religião presumida”.

O presidente, no entanto, “recusou-se a vincular a imigração ao drama de Toulouse”, lembrou em comunicado a equipe de Holland.

“A República não reconhece aparência. Já é tempo de Nicolas Sarkozy fazer o mesmo e parar de usar palavras que dividem”, conclui o comunicado assinado por Mireille Le Corre, responsável pelas questões de imigração.

Os três paraquedistas franceses mortos por Mohamed Merah são Imad Ibn Ziaten, de 30 anos, e Abel Chennouf, de 25, ambos no dia 11 de março em Toulouse, e Legouade Mohammed, de 23, no dia 15 de março em Montauban.

 

La fabrique sociale de la violence

 

Par Xavier Crettiez, professeur de science politique et chercheur

La tache est difficile de vouloir expliquer  l’acte terrifiant de ce jeune Toulousain, responsable de la mort de sept personnes abattues froidement, à l’arme de poing. Au-delà de l’émotion qui emporte toutes les tentatives d’explication souvent lues comme de vaines tentations de justification : la question demeure : comment comprendre  le surgissement de cette violence brutale dans nos paisibles démocraties ?

Comment interpréter cette banalité outrageante du mal qui s’exprime derrière le visage rieur du jeune tueur ? Monstre ou bourreau ordinaire ? Psychopathe sadique ou paumé endoctriné ? Jeune désoeuvré fasciné par un mythe révolutionnaire djihadiste ou simple exécutant instrumentalisé d’un combat qui le dépasse ? La mort du principal intéressé ne permettra pas d’apporter les réponses attendues et il faudra du temps pour que les enquêteurs se fassent une idée précise du cheminement qui a pu conduire à ce geste fou. Au-delà des cas d’espèce, essayons de  poser quelques jalons pour une réflexion plus générale sur cette fabrique terrifiante de la violence.

Plusieurs registres explicatifs peuvent être mobilisés. Certains, les plus avancés, ne sont pas toujours satisfaisants. Le premier consiste à psychologiser à outrance une geste criminelle peu lisible. On aurait à faire  à un psychopathe, un fou, au mieux, en guise d’explication, un sadique, prenant plaisir à tuer  comme l’attesterait un comportement distant et sans empathie pour ses victimes. Ce type d’explication est le reflet d’une pensée limitée qui dépolitise l’événement, le discours est pratique : enfermons les fous, nous n’aurons plus de violents ! Il ne permet pas non plus de dire  pourquoi tous les dérangés, dépressifs ou schizophrènes ne finissent pas tueurs de masse. Or l’histoire a montré que des hommes ordinaires pouvaient se muer  en criminels de guerre sans que une santé mentale altérée.

L’autre explication, plus sociologique, fait état des déterminismes lourds qui permettraient de “profiler” un portrait de tueur : l’origine familiale, l’appartenance genrée, les choix sexuels, les lieux de vie, le rapport à l’institution scolaire, la précarisation sociale etc. permettraient de tracer  des portraits types d’acteurs violents. Si on peut trouver  des similitudes biographiques chez les criminels étudiés, comment comprendre que des millions d’autres individus aux caractéristiques semblables ne versent pas dans une carrière criminelle ?

Il nous semble important d’évacuer les déterminismes faciles, les explications causales simplistes pour préférer une approche compréhensive plurielle qui tente de saisir les raisons de l’action. On fera intervenir  quatre grands registres explicatifs dépendants les uns des autres. On insistera d’abord sur les effets de la socialisation qui structure à la fois la personnalité des acteurs combattants et leur offre les moyens pratiques du passage à l’acte violent. Le cadre familial, l’environnement amical ou certains acteurs institutionnels pourvus d’une forte autorité et légitimité (religieuse par exemple) ont un rôle déterminant sur la construction intellectuelle du jeune, lui offrant des modèles de référence, des encouragements tacites à l’usage de la violence, un cadre de confort à l’expression belliqueuse.

Plus encore lorsque, comme Mohamed Merah, on évolue, à l’occasion de ses séjours en Afghanistan et au Pakistan, dans un univers où l’affirmation de la haine du juif et du croisé relève de l’évidence, où l’usage des armes paraît normal, voire valorisé, où l’affirmation d’une culture  violente est partagée par tous, le choix du crime pensé comme  politique semble presque naturel.

La deuxième variable explicative du basculement dans la haine est celle du cadre cognitif, c’est-à-dire l’environnement intellectuel, idéologique, doctrinal, voire affectuel, dans lequel baigne le jeune “militant”. S’il ne faut pas exagérer la cohérence idéologique des acteurs violents et surtout le passage mécaniste entre idéologie et action, il faut s’intéresser aux “traducteurs de sens”, ces organisations ou institutions qui vont  offrir à un jeune sans repères une lecture simplifiée de son environnement, lui “bricoler” une boussole cognitive séduisante et pas trop complexe à manipuler.

Le rôle de certains passeurs de message, qu’ils prennent la forme d’organisations structurées à l’image des groupes terroristes ou d’individualités déterminées pourvues d’une assise institutionnelle, est central. Mais l’idéologie ne fonctionnera que si elle rentre en résonance avec l’expérience vécue du jeune, que si elle vient confirmer aux yeux de l’apprenti militant une situation d’injustice ou d’oppression ressentie, permettant d’alimenter des émotions négatives comme la haine, le dégoût, la colère. Cette connexion entre idéologie et ressenti affectif passe par la confrontation avec un “choc moral”, une expérience vécue comme insupportable et suscitant une répulsion telle qu’elle transforme ce qui relève du possible (devenir violent) en un quasi-devoir (sacré).

Le rôle de films ou de récits collectifs, de photos ou d’images va s’avérer déterminant en confrontant un jeune endoctriné à une réalité vécue et insoutenable. C’est ici que la propagande sur le Net ou au sein de réseaux militants acquiert toute sa dimension formatrice, présentant un monde binaire fait d’ennemis absolus résolus à venir à bout de croyants méritants. Le sentiment d’injustice parfois ressenti (échec à l’intégration dans l’armée, condamnation jugée “injuste” à une peine de prison) peut participer à la construction de ce choc moral.

Troisième élément du puzzle compréhensif de la radicalisation violente, on évoquera les aléas de la biographie de l’acteur meurtrier, quitte à parler de la progressive construction d’une carrière criminelle. Rares sont en fait les tueurs isolés, sans soutien, agissant pour leur seule gloire ou pour “laisser une trace” noire de leur passage sur terre (les fameux “loups solitaires” évoqués par les criminologues anglo-saxons).

De la même façon, rares sont les basculements soudains et inexpliqués dans la violence la plus froide, sous l’emprise d’une colère immédiate et irraisonnée. On pénètre progressivement dans la violence, on s’y acclimate, on la domestique grâce à des rencontres-clés, des interactions décisives. La jonction entre une organisation et un acteur disponible à un moment donné est déterminante. Souvent jeunes, sans enfants, peu insérés professionnellement, les militants djihadistes sont de fait disponibles et deviennent d’autant plus facilement des recrues de choix qu’ils évoluent dans des univers sociaux où la rencontre avec des organisations politiques est possible (banlieue communautarisée, réseau religieux radical, fondamentalisme en prison).

Le rôle du tuteur (un caïd de prison, un imam ou… un frère), qui met en contact l’acteur novice, le forme, est important non seulement parce qu’il offre un pied d’entrée dans la violence mais aussi parce qu’il magnifie l’acteur violent en devenir, qui prend confiance en lui, renforce sa radicalité dans l’entraînement avec ses frères d’arme. C’est en “jouant” à devenir  violent (dans des camps d’entraînement) qu’on le devient, désireux de ne pas faillir, de mériter son statut d’élu, une fois la commande du meurtre passée. Le rôle fascine celui-là même qui l’endosse, attaché à son double identitaire guerrier, devenu au bout d’un moment incapable de faire machine arrière et persuadé de sa pleine légitimité.

Enfin, on ne saurait passer sous silence ce que les sociologues appellent les incitations à l’activisme. Bien sûr, dans le cas présent, on n’évoquera pas des incitations matérielles, réelles dans des pratiques meurtrières politiques en apparence désintéressées ou extrêmes. Mais parler  de rétributions symboliques n’est pas exagéré, du point de vue de l’acteur violent. Celui-ci ne l’affiche pas, mais le narcissisme de son geste parle pour lui (l’usage de la caméra, destinée à jouir de son propre spectacle ou/et à alimenter  la filmographie islamiste). Devenir Dieu, c’est-à-dire juger  seul et sans entrave du devenir de sa victime, relève d’un délicieux sentiment de toute-puissance ressenti par le tueur solitaire.

L’incitation s’exprime aussi dans la notoriété dont bénéficie le meurtrier, devenu ennemi public numéro un. Vertige narcissique prodigieux que de voir  son nom affiché partout, mobilisant les plus hautes sphères de l’Etat honni, par son seul activisme, ancré dans sa certitude de combattre  une masse hostile. Enfin, on pourrait prendre  au sérieux les croyances du criminel et penser que le statut de martyr relève d’une incitation à l’activisme violent. La promesse d’une vie éternelle dans l’au-delà et d’une notoriété ici-bas peut satisfair  celui qui possède peu de perspectives d’épanouissement.

In Le Monde


Como evitar que um candidato a serial killer comece as execuções

A Polícia Federal (PF) prendeu nesta quinta-feira (22/3) dois homens que planejavam um ataque a estudantes de ciências sociais da Universidade de Brasília (UnB). Por meio de um site, dois cabeças de búfalo doido, o ex-estudante da UnB Marcelo Valle Silveira Mello e o especialista em informática Emerson Eduardo Rodrigues postaram mensagens combinando o massacre.

Ontem, durante buscas realizadas em Brasília e em Curitiba, os policiais encontraram um mapa apontando uma casa de festas frequentada pelos universitários no Lago Sul. Local onde, segundo a PF, poderia ocorrer a tragédia. A página da internet também incitava a violência contra negros, homossexuais, mulheres, nordestinos e judeus, além pregar o abuso sexual contra menores.

Como evitar a ação de um serial killer, um outro Merah? – indaga Le Progrés.

O Brasil demonstrou como: a ação preventiva da Polícia Federal e uma Justiça rápida.

Facilitou que eles tivessem um site (sítio). Daí a importância da internet livre. Mais de 70 mil internautas denunciaram o Marcelo e o Emerson. E a PF, inclusive, ficou sabendo quais pessoas interagiam com os dois criminosos.

Serviços de informação dizem que era impossível identificar Merah mais cedo

“Nós questionamo-nos forçosamente: poderíamos ter agido de outra forma? Deixámos escapar qualquer coisa? Fomos suficientemente rápidos? Mas era impossível saber no domingo à noite ‘é o Merah, temos de ir buscá-lo'”, disse Bernard Squarcini, chefe da Direção Central das Informações Internas, a agência de contraespionagem de França.

Mohamed Merah, um francês de origem argelina de 23 anos, “não tinha aliás planeado atacar a escola judaica na segunda-feira de manhã”, disse Bernard Squarcini, referindo-se ao ataque em que Merah abateu a tiro três crianças e um professor, dias depois de dois ataques em que matou três militares.

“Segundo as declarações que fez durante o cerco, ele pretendia matar mais um militar, mas chegou demasiado tarde. E, como conhecia bem o bairro, improvisou e atacou a escola“, disse ao jornal “Le Monde”.

Um francês com o mesmo nome de Mohamed Merah, e a mesma idade, tinha um site, e tem sido alvo de ataques verbais. Mais que ele explique que se trata de um homônimo. E que não conhece o Mohamed serial killer.